Aromathérapie

Huile essentielle de Ravintsara

Huile essentielle de Ravintsara

Dans cet article de blog rédigé par Dominique Baudoux, fondateur de Pranarôm aromathérapie scientifique, découvrez plus en détails une huile essentielle indispensable, l’huile essentielle de Ravintsara. Ravintsara est un mot de langue malgache signifiant «feuille bonne à tout». Voilà une information bien utile pour tout thérapeute s’inspirant de l’éthnopharmacie.

Feuille de Ravintsara

L' huile essentielle de Ravintsara

Description

L’arbuste se présente de manière similaire au Laurier noble et de manière plus générale à la famille botanique des Lauracées à laquelle appartient le Ravintsara. Les feuilles sont d’un vert sombre et luisant sur la partie supérieure et d’un vert plus clair et mat sur la partie inférieure. Ses fruits sont des baies noires. Il apprécie la zone géographique des plateaux à 1000 mètres d’altitude du centre de Madagascar. La cueillette des feuilles se fait en janvier et en juin par effeuillage similaire à la récolte des feuilles de thé afin de préserver l’arbuste sur le long terme.  

La fragrance de l’huile essentielle est caractéristique de sa molécule majoritaire, le 1.8 cinéole, et l’on pourrait s’y méprendre avec une huile essentielle de l’un ou l’autre eucalyptus.

Ne pas confondre…

Le Ravintsara est un Cinnamomum camphora CT cinéole. Il ne peut être confondu avec le Ravensare aromatique (Ravensara aromatica) dont il n’a pas les mêmes propriétés thérapeutiques. Ce sont clairement deux plantes différentes pour des usages différents. A l’origine, le Cinnamomum camphora est amené par les chinois à Madagascar puis au fil du temps, il connait une mutation de la synthèse de son essence qui montre du 1.8 cinéole (= eucalyptole) au détriment du camphre. Le Ravintsara est le parfait exemple de la notion de chémotype ou race biochimique de l’huile essentielle.

molécule aromatique 1,8 cinéole molécule aromatique 1,8 cinéole

Activité thérapeutique

L’activité thérapeutique du Ravintsara sera celle de couple synergique 1.8 cinéole (oxyde terpénique) et alpha-terpinéol (alcool terpénique), à savoir : anticatarrhale, expectorante, antivirale à large spectre, immunostimulante, positivante, réénergisante, parasifuge

  • Les pathologies pour lesquelles le ravintsara est recommandé sont les maladies virales affectant la sphère respiratoire : ORL (sinusites, otites, rhumes, refroidissements, catarrhes). Ainsi que la partie supérieure de l’arbre respiratoire : laryngites, trachéites, angines, maux de gorge, …et les parties inférieures de l’arbre respiratoire : pneumonies, bronchiolites, surinfections de mucoviscidose, grippes. Les pathologies virales cutanées peuvent aussi y recourir : varicelle, zona, herpès labial, verrues, etc. D’autres maladies virales affectant le tube digestif : gastro entérites, diarrhées, hépatites, et la liste est loin d’être exhaustive. 
  • Un autre intérêt de son emploi est dans le cas de perte de tonicité du système nerveux et des troubles qui en découlent : asthénies profondes, asthénies saisonnières, insomnies, mélancolie, dépression, manque d’entrain, … 
  • Grande huile essentielle du soutien immunitaire, le Ravintsara assure un rôle majeur de prévention des risques infectieux viraux. Les défenses naturelles de l’organisme sont optimalisées par l’effet immunomodulateur de cette huile essentielle de premier plan. Il convient de l’avoir sous la main et dans toute pharmacie aromatique digne de ce nom ! 

molécule aromatique 1,8 cinéole

MAIS ENCORE ?

La parfaite tolérance cutanée de cette huile essentielle de Ravintsara lui permet d’être de toutes les synergies anti-infectieuses. Cela dit, pour le confort de toute peau, une recommandation est d’éviter un emploi pur sur le tissu cutané (même si ce n’est pas strictement interdit). Une dilution à 50% dans une huile végétale convient parfaitement à tout patient de plus de 6 ans alors qu’une dilution à 30% dans une huile végétale prévaudra pour un usage chez l’enfant en bas âge. Le Ravintsara peut dès lors se retrouver dans toutes les formes galéniques pour un usage externe aux concentrations adéquats : suppositoires, solutions topiques, huiles de massage, gouttes nasales, gels et crème, talc, argile… 

La voie orale est également possible à des doses inférieures à 5 gouttes par prise dans du miel, du sucre de canne, du yaourt, de la mie de pain et même avec un macérât de bourgeon. Toutes ces galéniques et voies d’administration exigeront cependant une expertise dans ce domaine ; raison pour laquelle la lecture de livres sérieux, l’apprentissage par un enseignement de qualité, le bon sens et la raison sont les garantis de la meilleure efficacité en toute sécurité. 

Il y a cependant un point qui peut fâcher. En effet, même s’il faut éviter de tomber dans le piège de la dramatisation ou de la paranoïa, il faut savoir que tout médaille à son revers. En effet, le 1.8 cinéole (molécule majoritaire du Ravintsara) peut présenter une toxicité sur le tissu nerveux selon la concentration de la molécule dans l’huile essentielle, selon la dose administrée, selon le nombre d’application, selon le terrain nerveux du patient, selon la naturalité ou non du 1.8 cinéole. 

Pour ces raisons nous écarterons une présence trop importante de ravintsara (ou de toute autre huile essentielle contenant cette molécule) pour des patients à risque : bébés de moins de 30 mois d’un terrain familial connu pour être convulsivant ou épileptique, patients neurologiquement affectés. L’emploi pendant la grossesse ou l’allaitement nécessite une expertise par un thérapeute doté d’une expertise reconnue en aromathérapie scientifique.

Voici quelques grandes

indications thérapeutiques du Ravintsara:

Mononucléose infectieuse à Epstein-Barr virus

Appliquer 8 à 10 gouttes sur chaque face interne des bras 8 à 10 fois par jour pendant 3 jours puis réduire de moitié la dose (5 gouttes) et le nombre d’applications (5 fois / jour) pendant 3 semaines. Et prendre 2 capsules Oléocaps 4, 3 fois par jour pendant le repas (pendant 3 semaines).

Le traitement est applicable dès l’âge de 12 ans à condition que le patient ne soit pas neurologiquement affecté et que la patiente ne soit pas enceinte ou allaitante.

Prévention d’infection en période hivernale

6 à 8 gouttes dans un diffuseur ultrasonique pour une diffusion 2 à 3 fois par jour pendant un minimum de 30 minutes. 

Synergie pour rhume ou catarrhe 

Enfant dès 30 mois à 6 ans. 

3 à 4 gouttes de la synergie + 3 gouttes d’huile végétale de Noyau d’abricot sur le thorax ou sur le dos, 3 à 5 fois par jour selon la sévérité de symptômes. 

Le + : 6 gouttes sur l’eau bouillante d’un inhalateur pour une inhalation de 5 minutes minimum, 2 fois par jour.  

Contre-indications : grossesse, allaitement, pathologies neurologiques.

Article rédigé par Dominique Baudoux, fondateur de Pranarôm aromathérapie scientifique.

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